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Interview d’un parieur professionnel

Les paris sportifs n’ont rien à voir avec la chance, confirmé par un parieur professionnel. À plus de 60 ans, Dirk Paulsen semble être un homme heureux des plus banals. Et pourtant…une chose le différencie des autres hommes de son âge : c’est un parieur professionnel, il parie pour gagner sa vie. Paulsen est un mélange de parieur fou, génie des mathématiques et fan de foot. Ce qui lui a permis de devenir parieur professionnel. Dirk, en revanche, n’est pas victime de sa propre addiction. En effet, il fait vivre sa famille grâce à ses paris. Au début, cela ne nous semblait pas réel, mais après une agréable conversation avec cet « ordinateur humain » des paris sportifs, on est rentrés à la maison plutôt convaincus.

Bonjour Dirk ! Tu vis avec ta famille dans un grand appartement, tu as plusieurs enfants et tu gagnes ta vie grâce au monde des paris sportifs. En tant que parieur professionnel ressens-tu beaucoup de pression sur tes épaules ?

Bonjour ! Oui, la pression est forte, surtout car il existe toujours la tentation de parier à contre-sens des statistiques et de le faire en fonction de ce que dit ton instinct. Agir de manière irrationnelle, par contre, peut te faire perdre une grande quantité d’argent. Maintenant, j’ai assez d’expérience et je parie toujours en gardant la tête froide. Tout se passe bien.

Quel a été ton pire souvenir de parieur professionnel 
?

Jusqu’à 2008, je pariais tout seul (maintenant il a des partenaires commerciaux). Généralement, en moyenne, je gagnais plus de 10 000 euros par semaine. Il y eu aussi des périodes où je perdais 30 000 euros en un week-end, parfois je faisais des longues périodes de pertes, mais il faut savoir les surmonter. D’un autre côté, c’est aussi très important de savoir maintenir les bonnes séries le plus de temps possible sans que cela affecte ta manière de parier. C’est très important de garder la tête sur les épaules, autant dans les bons moments que dans les mauvais.

Tu fais des paris surtout sur le football. Si le ballon rebondit sur la barre c’est une question de chance qu’il entre ou qu’il sorte : comment calcules-tu la probabilité d’un évènement tant aléatoire ?

J’ai développé moi-même un programme qui fonctionne en se basant complètement sur les mathématiques. Mes paris n’ont rien à voir avec la chance : jamais rien ne depénd d’un pressentiment, tout est basé sur des calculs.

Tu as un diplôme, ou tu as toujours su que tu voulais vivre des paris sportifs ?

J’étudiais les mathématiques, mais je commençais à jouer de plus en plus. J’ai développé le programme à l’université et je commençais à jouer dans le monde sombre des adultes. J’ai commencé avec le « Backgammon » et le « Blackjack », plus tard j’ai continué avec le football et finalement j’ai terminé le programme que j’avais commencé à créer quand j’étudiais.

 

Les débuts de Dirk Paulsen dans les paris sportifs

Quel âge avais-tu quand tu as commencé à parier ?

J’avais 24 ans quand un ami m’a montré une fiche de bases de données du système SSP Overseas Betting (book anglais). À l’époque, on devait parier par « écrit ». Au début, je ne le comprenais pas vraiment, mais je fis quand même mon premier pari. Je perdis environ 5 euros et je m’énervais : donc j’ai commencé à réfléchir…et je me rendis compte que je pouvais faire des calculs au lieu de parier à l’aveugle.

Ses premiers gains grâce à sa méthode

Quand as-tu commencé à gagner en te basant sur les calculs de ton programme ?

Nous avons fait nos premier paris professionnels durant la Coupe d’Europe de 1988 et nous avons gagné environ 2000 euros. Quand arriva le Mondial de 1990, j’avais finalement terminé mon programme et ça a été tout un succès.: après, j’ai arrêté mon travail de programmeur et depuis je me suis dédié complètement au business des paris sportifs.

Devenir parieur professionnel

C’était très risqué de laisser tout tomber et de devenir un parieur professionnel grâce à un bon Mondial, non ?

Cela semble une folie, mais… j’étais bon dans ce domaine, je m’en sentais capable. Quand j’avais 26 ans, j’ai gagné 18 000 euros dans le championnat du monde de Backgammon à Monaco. Je savais que ce n’était pas seulement un délire.. mais que je voulais me concentrer complètement sur les paris sportifs. Je savais que ça allait être mon travail.

Tu étais jeune, tu avais l’équivalent de 18 000 euros dans ton portefeuille et tu étais dans le centre de Monaco. Tu as dû avoir des délires de grandeur non ?

Oui, totalement. J’ai fait plusieurs choses stupides, autrement dit, j’ai beaucoup profité. Les filles de Monaco se rendent rapidement compte que tu as du succès et c’est un très bon endroit pour se divertir. Après cette victoire, j’ai voyagé pendant 6 semaines et ensuite j’ai repris les paris sportifs.

Addiction aux paris sportifs

Entre tous ses jeux et paris, tu penses que tu es accroc ?

Réellement, non. À ce moment (après avoir gagné 18 000 euros) j’ai quitté Monaco, parce que je me suis rendu compte que j’avais eu beaucoup de chance et que cela ne pouvait durer. Ainsi, j’ai passé 6 semaines à faire la fête entre St Tropez, Nice et Paris. Ensuite, je suis retourné à Berlin avec la même somme que celle que j’avais lors de mon arrivée à Monaco : 2500 euros. Ce pari gagnant m’avait permis de vivre « luxueusement » durant 6 semaines.

Qu’est ce qui te différencie des autres personnes qui parient ?

Ne pas suivre mon équipe favorite ou compter sur la chance. Je base tout sur la science et les mathématiques. J’ai créé des tableaux statistiques, choses qui intéressent les équipes, les entraineurs, les gérants, le journaliste sportif…réellement tout le monde. J’ai des bases de données qui sont beaucoup plus précises que ses chiffres et rendent largement meilleur son fonctionnement. J’ai aussi calculé ma part de chance pour calculer mes opportunités.

La méthode de jeu de Dirk Paulsen

Comment mesures-tu la chance d’une équipe ?

Je vais te l’expliquer avec un exemple. Si le Werder de Brême est en train d’attaquer et a une opportunité de tirer de loin (=de plus de 20m), peut-être ils tentent leur chance. Ils tirent, mais ils n’ont pas réellement de chance de marquer. Un joueur du Bayern de Munich, en revanche, chercherait sûrement à faire une passe à un coéquipier qui se trouve en meilleure position. De plus, c’est le fait qu’un meilleur attaquant utilise mieux ses possibilités. Ainsi quand Robert Lewandowski a la même opportunité de but que Philipp Hosiner (attaquant de Cologne), on peut dire que Lewandowski cherchera à tirer dans 50% des cas alors que Hosiner dans seulement 25%.

Si on prend comme référence la part de chance durant la première moitié de saison, qui a été chanceux ?

Je parie surtout sur la Bundesliga, qui est la ligue de mon pays : ainsi j’ai découvert que, par exemple, l’Herta Berlin a beaucoup de chance quand il joue. En revanche, Wolsfburg est réellement malchanceux.

Réaction de son entourage

Comment réagissent les gens connaissant ta passion ?

Une réaction typique est : Si tu paries c’est que tu triches. Évidemment c’est totalement faux. Les paris sont seulement mathématiques, et les mathématiques sont justes par définition.Par chance, la société actuelle la reconnait de plus en plus comme une profession mais certaines personnes le considérant toujours comme un travail malhonnête.

Comment expliques-tu à tes enfants d’où vient l’argent ?

Mes petits enfants l’ont comprit en grandissant. De plus, ils voient que, généralement, il y a de l’argent à la maison et peuvent avoir ce qu’ils veulent. À l’école, si quelqu’un leur demande, ils répondent qu’ils ne savent pas du tout, je suppose qu’ils doivent dire quelque chose de similaire à « Mon père fait quelque chose en rapport avec les paris sur le football ». Sans honte. Pourquoi ils devraient avoir honte ?

Quelquefois as-tu pensé que tu leur donnais un mauvais exemple à travers ta profession ?

Mon fils aîné a 18 ans et il y a peu de temps il s’est rendu compte qu’il devait trouver un travail. Je lui ai proposé de travailler avec moi. Durant un semaine je lui ai expliqué le programme y comment comprendre les statistiques, classement et pleins d’autres choses ; je sentais comme si j’étais en train de lui donner mon héritage. Aussi car il n’y a personne qui peut travailler avec le programme à part lui. Ainsi que je ne suis pas en train de lui donner un mauvais exemple, bien au contraire !

 

Cet article externe a été traduit en français par Clément (administrateur de MediaPronos).

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Version espagnole – Version Anglaise

Pour parier comme un parieur professionnel, il faut avoir un bon bookmaker !

 

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